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Jean-Louis Fournier - .

Titre : Il a jamais tué personne, mon papa

Auteur : Jean-Louis Fournier

Éditeur : Le Livre de Poche

Date de parution : Mai 2000

Nombre de pages : 150 pages

Prix : 5,60 €

Résumé :  » Mon papa était docteur. Il soignait les gens, des gens pas riches, qui souvent ne le payaient pas, mais ils offraient un verre en échange, parce que mon papa, il aimait bien boire un coup, plusieurs coups même, et le soir, quand il rentrait, il était bien fatigué. Quelquefois, il disait qu’il allait tuer maman, et puis moi aussi, parce que j’étais l’aîné et pas son préféré. Il était pas méchant, seulement un peu fou quand il avait beaucoup bu. Il a jamais tué personne, mon papa, il se vantait. « 

Quand papa il était petit, il avait aussi renoncé à Satan et à ses pompes, mais je crois que Satan il a jamais renoncé à papa.

Dans ce petit livre, Jean-Louis Fournier retourne en enfance pour nous parler de son papa. Un papa docteur, mais un peu particulier. Un docteur que les gens adorent, qui, souvent, se fait payer en verre d’alcool. Un papa qui dit ou fait des choses étranges qui font peur à Jean-Louis ou qu’il ne comprend pas… Oui le papa de Jean-Louis est alcoolique. Quand il boit, soit il est joyeux mais lourd soit il est triste et méchant. Alors Jean-Louis , par des chapitres très courts qui relatent à chaque fois une petite anecdote, nous raconte son quotidien, son impression que son père ne lui porte pas une grande affection. Il nous raconte tout cela avec ses mots d’enfant et c’est très touchant. Mon histoire personnelle fait écho à ce que nous raconte Jean-Louis et surtout la phrase finale. Il montre que malgré les hauts et les bas qu’il a connus avec son papa, il restera toujours son père et il l’aimera toujours.

Mon père est mort à quarante-trois ans, j’avais quinze ans. Aujourd’hui, je suis plus vieux que lui. Je regrette de ne pas l’avoir mieux connu. Je ne lui en veux pas. Maintenant j’ai grandi, je sais que c’est difficile de vivre, et qu’il ne faut pas trop en vouloir à certains, plus fragiles, d’utiliser des « mauvais » moyens pour rendre supportable leur insupportable.
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